Aurélien de Varax – Dubaï

Aurélien et nous

Poste actuel : Middle East – Central Asia Treasury Manager

Entreprise : Alstom

Lieu : Dubaï

 

Son parcours

2003 : Diplômé de NEOMA Business School Campus Reims – Finance & Business Development

2004 – 2007 : Strategy Analyst – Elyo (Suez Energy Services) à Paris : Facilites management, gestion de maintenance de bâtiments, etc. En résumé, c’est toute la gestion des flux (d’air chaud, d’air froid et d’électricité) dans la ville.

2007 – 2008 : Senior Business Analyst – Suez Energy Services à Paris

2008 – 2009 : Chasseur de têtes – Russell Reynolds Associates à Paris

2009 – 2010 : Management Controller – Areva T&D à Paris

2010 – 2011 : Branch Controller – Alstom Grid (Areva T&D a été rachetée) à Paris

2012 – 2014 : NME Treasury Manager – Alstom Grid à Dubaï

2014 – Aujourd’hui : MECA Treasury Manager – Alstom à Dubaï

 

– Pourquoi as-tu décidé de t’expatrier ?

« En fait, m’expatrier a toujours été un objectif dans ma carrière. Depuis le début c’est quelque chose que j’avais en tête. Donc quand Alstom a racheté Areva T&D, il y a eu une opportunité et je me suis porté volontaire pour rejoindre l’équipe en finance dans cette région. C’était clairement un choix de ma part. »

 

– As-tu vécu un choc culturel important ?

« Quand j’étais à Paris, je m’occupais un peu de cette région donc j’avais quand même une idée de ce que c’était et j’avais déjà fait pas mal d’aller-retours mais oui, c’est vrai que c’est assez particulier ici. Au niveau de la vie et même au niveau du business, ce n’est pas pareil. Travailler ici c’est pas du tout pareil que de travailler à Paris.

En fait, c’est la première fois qu’on arrive ici qu’on a un choc mais l’adaptation est très rapide. Ici c’est de l’expat’ facile :

  • Les ¾ des habitants de la ville sont des expatriés donc il n’y a pas trop de dépaysement.
  • La communauté française est énorme et s’agrandit chaque jour.
  • C’est une ville ultra sécurisée.
  • Tout est fait pour des gens de passage : l’installation est rapide, ton entreprise t’aide, etc. »

 

– As-tu eu des difficultés à t’adapter dans ta nouvelle vie ?

« A Dubaï, il y a un système de sponsorship. Tu ne peux venir ici que si quelqu’un t’y « invite », pour faire simple. Quand je suis arrivé ici, Alstom m’a sponsorisé et m’a donné mon visa. Alstom est donc garant de moi dans le pays. C’est à dire que si je fais une infraction dans le pays, Alstom est en partie (voire complètement) responsable. Ensuite, à mon tour, j’ai sponsorisé ma famille. Ainsi, dans cette optique, ton entreprise est nécessairement impliquée dans ta vie quotidienne et fait vraiment en sorte que ton adaptation soit la meilleure possible. Par exemple, c’est plus ou moins ton entreprise qui va choisir où tu habites car c’est elle qui « t’avance » l’argent pour pouvoir payer ton loyer un an à l’avance. »

 

– Qu’est-ce qui te plait le plus dans ta nouvelle vie ? 

« Il y a une chose qui est vraiment agréable c’est qu’ici, à Dubaï, il y a zéro insécurité. Tu peux sortir ton portefeuille en sortant du resto et tu ne vas pas penser une seule seconde que quelqu’un puisse te le voler. Le cadre juridique est très strict à Dubaï. Le gouvernement laisse très peu de place à l’erreur et il a, pour cela, fixé des règles radicales qui font de Dubaï une ville très « safe » ».

 

A l’inverse, qu’est-ce que tu n’apprécies pas trop ?

« Ce que j’apprécie le moins ici, c’est l’incertitude. Le coût de la vie est très fluctuant ici, notamment l’immobilier, et c’est très compliqué à gérer. En un an le loyer peut augmenter de 15%, il faut donc être vraiment très prudent. En France, financièrement parlant, on ne se soucie pas d’avoir un problème de santé dans 3 mois par exemple, parce qu’il y a un vrai système de santé protecteur. A Dubaï, il n’y a pas d’impôt mais il n’y a aussi aucune protection donc des budgets qui n’en sont pas en France deviennent vite très importants ici ! Par exemple, pour moi qui ai deux enfants en bas âge, je pense que ce serait carrément moins cher de payer des impôts car, ici, l’école est payante et très chère. »

 

– Travailler un peu en France dans une entreprise pour ensuite s’expatrier au sein de cette même entreprise. Pour plusieurs raisons :

  • Le siège de votre entreprise vous connait et sait qui vous êtes.
  • Vous savez ce que le siège attend de vous dans le pays parce que vous avez vu comment ça se passait en France.
  • Ca facilite votre retour en France.

– Se poser la question de combien de temps vous voulez rester dans le pays, avant de partir. Cela permet d’avoir des repères et une vision de votre futur, car une expatriation qui devait être, au départ, de 3 ou 4 ans peut très rapidement se transformer en une expatriation de 9-10 ans.

Mail : aurelien@varax.net

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