Jean Deniau – Japon

Jean DeniauPoste actuel :
CEO

Entreprise :
Deniau Soken

Lieu :
Tokyo (Japon)

 

Son parcours

1980 : Diplômé de NEOMA Business School Campus Reims – Marketing & consumer behaviour

1980 – 1981 : Diplômé de l’Insead Center for Asian studies – Japon

1982 – 1989 : Osaka office manager – Verrerie d’Arques JG Durand et cie

1985 – 2002 : Board Member – Chambre de Commerce et d’Industrie France Japon

1989 – 2002 : Executive general manager for Japan – Arc International

2003 – aujourd’hui : CEO – Deniau Soken

 

– Pourquoi as-tu décidé de t’expatrier ici, au Japon ?

« Lorsque j’étais à l’ESC Reims (maintenant Neoma Business School), j’ai effectué mon stage de première année aux Etats-Unis (Chicago) chez Travenol. Je suis ensuite parti au Canada chez Lafarge pour réaliser mon stage de responsabilités. Il y avait quelques places au Japon, Lafarge m’a demandé si j’étais d’accord pour que je parte mais il fallait que je sois volontaire pour suivre une formation de 6 mois avant en France. Ce type d’emploi proposé était un peu précurseur de ce qu’on appelle aujourd’hui le VIE. De plus, le ministère de l’industrie de l’époque offrait la possibilité à quelques personnes des Etats-Unis d’aller au Japon pour réaliser une étude sur les sociétés spécialisées dans la robotique ou la domotique au Japon. Je suis donc parti et j’étais basé chez Thomson CSF (précurseur de Thalès). Voilà comment j’ai commencé à travailler au Japon. »

 

– A ce moment-là, est-ce tu savais que tu allais rester travailler ici ?

« Non, à priori ce n’était pas pour y travailler longtemps. Mais par la suite, j’ai commencé à appendre un peu le japonais et j’ai cherché un travail au Japon. J’avais plusieurs offres et j’ai accepté l’offre d’ Arc International, leader mondial des arts de la table et du verre. Ils avaient un bureau à Tokyo et ma mission consistait à en ouvrir un à Osaka. J’ai ensuite repris tout le Japon puis toute l’Asie toujours en étant basé à Tokyo où je suis resté pendant 20 ans jusqu’en 2002 dans un véritable poste d’expatrié. Je suis rentré 3 ans en France au siège d’Arc avant de revenir ici pour créer ma société qui représente et fait la promotion d’autres sociétés, principalement françaises. Nous faisons aussi du conseil stratégique, des relations publiques, cela dépend des besoins des clients. Par exemple, avec l’entreprise Staub, nous avons commencé de zéro au Japon il y a 12 ans, et aujourd’hui, l’activité est plus importante au Japon qu’en France. »

 

– Tu as donc créé ton entreprise au Japon. Que peux-tu nous dire sur l’entrepreneuriat ici ? Est-ce difficile ?

« Non, c’est très simple, il n’y a pas de problème particulier au niveau administratif ou autre. Cependant, il faut tout de même avoir les reins solides, c’est important d’avoir une certaine authenticité, du moins un savoir-faire dans un domaine particulier. Après, il est vrai que j’avais déjà travaillé pendant 20 ans ici et que mon expérience à la Chambre de Commerce m’a beaucoup aidé. »

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– Est-ce que tu songes à rentrer en France ?

« Je suis aujourd’hui marié avec une japonaise donc mes enfants ont la double nationalité et la biculture. A ma demande, je suis rentré en France pendant 3 ans, au siège d’Arc dans le Nord Pas-de-Calais.  Je voulais qu’ils vivent quelques années en France afin qu’ils ne perdent pas totalement leurs racines. Avec mon entreprise, j’ai encore une dizaine d’années devant moi. Par exemple, si l’on parvenait à faire un bureau en France, il est certain qu’il y aurait plein de japonais qui souhaiteraient être représentés en France. Donc oui, un retour en France n’est pas impossible. En revanche, même si je rentre un jour en France, l’activité de mon entreprise au Japon ne s’arrêtera pas. »

 

– Quelles sont tes fréquentations ici ? Plutôt des expatriés ou des japonais ?

« Durant les premières années au Japon, je voyais majoritairement des français, de par la communauté des expatriés mais également par mes enfants qui étaient au lycée français. En plus de cela, j’ai été très longtemps administrateur de la Chambre de Commerce et d’Industrie française du Japon en parallèle de mon travail donc j’étais en contact permanent avec des français. Mais cela a vite évolué, mes principales fréquentations sont désormais japonaises étant donné ma situation conjugale. »

 

Si vous voulez venir travailler ici au Japon, il est indispensable de maîtriser la langue, qui est le japonais. Après plus d’une année sur place, si la langue n’est toujours pas assimilée, il sera compliqué de faire carrière au Japon. C’est principalement l’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui est difficile. Ainsi, vous pouvez aisément apprendre à parler le japonais dans un milieu professionnel avec un travail régulier. En effet, contrairement au chinois, tous les sons de la langue japonaise font partie de la langue française, ce qui facilite la prononciation.

 

Contacter Jean

Mail : j.deniau133@gmail.com

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