Jean-Francis Isambert – Japon

Jean-Francis

Poste actuel :
Owner

Entreprise :
Isambert K.K.

Lieu :
Tokyo (Japon)

Son parcours

1974 : Diplômé de NEOMA Business School Campus Reims

1975 : Service militaire dans l’armée française

1976 – Aujourd’hui : Owner – Isambert K.K.

 

– Pourquoi as-tu fait le choix de venir travailler ici, au Japon ?

« Je suis venu pour la première fois au Japon en 1973 dans le cadre d’un projet que j’avais monté avec un collègue : il s’agissait de réaliser une étude sur la publicité au Japon. A mon retour, j’ai été diplômé de l’ESC Reims en 1974 puis j’ai entamé mon service militaire en 1975. J’ai ensuite crée mon entreprise en 1976 et après plus d’un an en France, je suis retourné au Japon et je ne suis jamais reparti depuis 1977. Vous allez me demander pourquoi ? Je pensais que l’on pouvait faire du conseil et des études sur le Japon tout en étant basé en France. Cependant, j’ai vite compris que pour faire des affaires, il fallait être sur place. »

 

– Pourquoi es-tu venu à Tokyo ?

« Au niveau du business, beaucoup d’entreprises sont à Osaka. Mais au niveau culturel, c’est à Tokyo qu’il faut être. Pour un expatrié, c’est plus agréable d’habiter ici (à Tokyo), un quartier de français expatriés s’est d’ailleurs créé il y a quelques années avec le lycée français ou encore l’institut français du Japon. On peut trouver aussi de nombreux restaurants européens. »

 

– As-tu eu des difficultés à t’adapter ?

« En réalité, le Japon est vraiment différent de la France notamment au niveau professionnel mais il faut s’habituer. J’ai pas mal appris grâce à mes différentes expériences, c’est sur le terrain que l’on se rend compte du fonctionnement du commerce. Ici, les relations de business sont régies par les positions de force ou de faiblesse. Si vous êtes en position de force, vous pouvez obtenir ce que vous voulez. A l’inverse, si vous êtes en position de faiblesse, il ne sert à rien de tricher. Une fois qu’on a compris cela, c’est assez facile. Il faut bien connaître son rôle. Quand une entreprise réussit à vendre un produit au Japon, cela signifie qu’elle a réussi à avoir un certain niveau de qualité et que l’on pourra le vendre partout dans le monde. »

 

– Si tu dois comparer la qualité de vie du Japon et de la France, laquelle préfères-tu

« Chaque année, à périodicité régulière, si je me posais la question dans quel pays je serais le mieux, à chaque fois, je me suis dit qu’il valait mieux que je reste au Japon. J’adore aller en France pour les vacances mais pour y travailler, non, jamais. »

 

– Comptes-tu rester encore longtemps au Japon ?

« Oui bien sûr. Au début, lorsque je suis venu au Japon, je n’avais pas pour but de m’y installer pour toujours, c’était juste pour une expérience de quelques années. Mais quand on monte un business et que cela marche, on n’a aucune raison de partir. Par la suite, je me suis marié avec une japonaise et j’ai eu des enfants donc je pense que je vais rester ici. C’est très compliqué de changer de vie, on n’est plus tout seul à décider. »

 

Maitriser le japonais est indispensable. Aujourd’hui, il y a peu de places à prendre au Japon, mis à part dans quelques secteurs stratégiques comme la Recherche & Développement. C’est pourquoi, au Japon, la maitrise de la langue est obligatoire pour pouvoir venir y travailler. L’anglais est très peu utilisé, tout se passe en japonais.

 

Contacter Jean-Francis

Mail : JF@isambert.com

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