The Chinese Timekeeper – Hong Kong

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Connaissez-vous The Chinese Timekeeper ? C’est le pari fou d’Adrien Choux, un jeune entrepreneur français basé à Hong Kong, qui a créé une marque de montres de luxe 100% Made in China avec un objectif très clair :

« Devenir la plus grosse marque d’horlogerie chinoise en Chine. »

 

Son parcours :

Diplômé du Cesem franco-chinois (Neoma Business School Campus de Reims) où il reçoit une formation interculturelle au management et à la gestion d’entreprise, il part pour la première fois à Shanghai en l’an 2000 où il apprend le mandarin pendant 3 ans. Après quelques années à Taïwan et Sydney, il trouve un poste dans le groupe Richemont à Hong Kong et rentre ainsi dans le monde de l’horlogerie de luxe. Chargé du lancement d’une montre Ferrari-Panerai, il commence à se former au personal branding, relations avec les médias, distributeurs et à la gestion de points de vente. Après 5 années de bons et loyaux services, Adrien, fils d’entrepreneur, décide de quitter le groupe Richemont pour se lancer à son tour dans l’entrepreneuriat, dans un projet peu banal et très ambitieux à Hong Kong.

 « Pourquoi Hong Kong ? Parce que c’est le lieu où tout est possible et incroyable»

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En effet, entreprendre à Hong Kong a énormément d’avantages :

  •  Le droit anglais
  • Les structures qui t’appartiennent à 100% et qui prennent seulement 1 semaine à créer
  • Une très grande flexibilité pour engager des coéquipiers

 

Son projet :

 « Je pense qu’il y aura de grandes marques chinoises sur le marché mondial dans quelques années, pas seulement sur des produits grand public mais aussi pour des produits plus complexes comme les voitures ou encore les montres de luxe. »


Très confiant dans le développement économique de l’Asie, il adopte une vision avant-gardiste qui l’a poussé à se dire « Il y aura donc des marques de luxe chinoises, fièrement chinoises dans leur conception, leur design, leur histoire, leur manufacture. ». Adrien décide alors de devenir le premier à créer une marque 100% chinoise dans son esprit, dans son héritage, dans sa légitimité et qui sera « Made in China ».

 

« Quand j’ai eu cette idée (il y a 6 ans) et que j’en parlais à mes collègues de chez Richemont, on me prenait pour un fou. Le luxe ne pourra jamais être chinois ! Malgré tout, je me suis quand même lancé dans l’aventure. »

 

Cependant, les barrières à l’entrée sont immenses : Adrien doit tout créer ex-nihilo : des produits, des collections, un marché, une histoire. Ses concurrents sont Rolex, Cartier, Omega ou encore Longines. Les montres Made in Swiss ont la côte sur le marché à l’inverse du Made in China. Adrien fait donc partie de ces entrepreneurs visionnaires qui espèrent forcer le destin d’un marché pour atteindre des sommets.

 

Une success story ?

Pour le moment,  500 montres ont déjà été vendues, entre 980 à 2 580 euros pièce, voire 6 000 euros pour certains modèles. La notoriété de sa marque grandit à chaque couverture de magazine (du New York Times au South China Morning Post en passant par Le Figaro).

« J’estime qu’un article équivaut largement à une montre vendue. »

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Néanmoins, lorsque l’on évoque l’aspect financier et la pérennité de son entreprise, on sent un peu plus d’incertitude. Bien que l’avenir semble bien se profiler, Adrien reste conscient que le chemin à parcourir est encore long :

« C’est l’un des défis de l’entrepreneuriat, chaque mois je me dis que je ne pourrai pas tenir jusqu’à
la fin mais cela fait maintenant 6 ans que j’arrive à tenir et grandir un peu plus chaque mois. »

 

La stratégie de départ d’Adrien était basée sur du « Bootstrapping » : faire le maximum avec un micro investissement au démarrage. C’est ce qu’il a réussi à faire et ce, de façon vraiment exceptionnelle : il a tout de même créé 3 collections, ouvert des points de vente, participé à de nombreux salons (notamment à Bâle), obtenu une couverture média et des ambassadeurs…

 

Désormais, il souhaite passer à l’étape supérieure, c’est à dire à la réalisation de projets beaucoup plus ambitieux, plus solides. Mais pour cela, il doit trouver les financements nécessaires et cela se compte en millions de dollars. Ainsi, actuellement, la majeure partie de son temps est consacrée à la création d’un dossier d’investissement solide.

 

Pour cela, Adrien espère avoir le coup de chance, l’opportunité au bon moment qui lui permettra de réussir ce pari fou.

Nous lui souhaitons bon courage pour la suite !

 

Les points de vente The Chinese Timekeeper :

Boutique    : 82 Stone Nullah Lane, Wanchai, Hong Kong

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